LITTLE SWITZERLAND

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Le 7 novembre, on arrive depuis Santiago au dernier bled chilien, Pucon, un peu froissés pour avoir passé une nuit dans le bus… mais quelle surprise de constater que les habitations et les restaurants dans le coin ne sont que des chalets… enfin c’est plutôt des maisons en bois, wahou ! Par contre, par rapport à la capitale, la température a considérablement chuté, on ressort les vestes et les duvets font leur apparition.

Notre auberge, El Refugio, d’ailleurs se trouve être une maison en bois avec cheminée centrale et un local à ski revisité en cuisine. La saison actuelle ne se prête pas aux descentes rapides sur l’or blanc, mais on peut apercevoir au loin le volcan Villarrica qui lui est toujours vêtu de neige, comme le Mont Fuji. On voulait l’escalader, activité incontournable, mais le temps n’est pas au beau fixe pour au moins 2 jours (vent fort au sommet et neige fraîche), donc on reprend la route dès le lendemain. Mission : traverser à nouveau le Chili pour retrouver l’Argentine.

Voilà on est officiellement au Nord de la Patagonie, c’est la région des Lacs, aussi appelée « little Switzerland », la petite Suisse ! On stoppe à San Martin de Los Andes, un bled possédant un joli lac et une forêt. Comme on hallucine encore de voir autant de constructions en bois et dans les rues des magasins de haute montagne. Notre auberge s’appelle Secuoya. On se croirait presque au pays, sauf qu’ici, entre autre, on dit « ola » pour dire bonjour et « gracias » pour dire merci. On randonne pour humer les sapins odorants et les genêts, bosquets à fleurs jaunes qui poussent partout dans la région, ça sent les fruits.

Les spécialités culinaires sont la pêche à la truite et la chasse de sanglier ou de cerf et c’est avec un plaisir non dissimulé que nous goutons à ces merveilles.

Puis le 9 novembre, on se rend à Bariloche, qui se trouve être la station (de ski) huppée de l’Argentine et aussi spécialisée dans la fabrication de chocolat. Comme c’est le printemps actuellement, il y a peu de touristes et du soleil à revendre, parfait. Tout autour se trouvent plusieurs lacs à l’eau cristalline et des paysages au charme fou, ça donne envie d’y plonger, mais frustration puisque c’est de l’eau de source de montagne, glaglagla… Puis notre auberge tout en bois, Periko’s, est tellement confortable que nous y restons plusieurs jours. On se pose et le temps passe (trop) vite… on découvre la région à bicyclette, à pied, en bus, en voiture. Il y a même un coin plus loin du centre appelé la « Colonie Suisse », des anciens colons s’étaient installés là au 19 siècle et les nouvelles générations ont gardé quelques coutumes, les habitations-chalets par exemple. Toujours est-il que nous pouvons y déguster choucroutes, roesti, bières artisanales et fondues… c’est un peu pour les touristes et c’est pas terrible, mais on apprécie et ça nous prépare doucement au retour 😉

Avec deux allemandes rencontrées au Periko’s, nous louons une voiture pour faire la route des sept lacs, magique… mais le plus magique fût d'être témoins de l’éclipse du 13 novembre, uniquement visible sous cette latitude, qu’on a même réussi à immortaliser avant que le Soleil et la Lune, unis pour un cours instant, disparaissent derrière les montagnes.

Puisqu’il faut que nous avancions un peu tout de même, le 14 novembre nous accostons à 2 heures de bus plus loin à El Bolson. Dû à l’énergie du coin, des colonies de hippies se sont installées là depuis des années, mais oui il y a bien quelque chose de singulier ici. On reste quelques jours à la « Casona de Odile », une maison d’hébergement loin loin du centre, où sont rois chiens, chats, abeilles et les libellules voletant entre les petits astéroïdes de pollen projetés dans le soleil. Dans le grand jardin derrière la maison, il y a petit ru, ponts en bois, hamacs, chants de lavande et le chant si spécial de la nature. On randonne bien sûr, dans les hautes montagnes autour du village, jusqu’à toucher la neige… et une fois rentré si le temps si prête, on peut profiter du crépissement d’un feu de cheminée dans le grand salon tout en bois.

Et cela nous arrive fréquemment quand nous partons en randonnée, un petit chien nous accompagne jusqu’au sommet – un se trouvait au bord de la route à San Martin de Los Andes et l’autre était la mascotte de l'un des refuges à El Bolson et pas moyen de les semer, ils nous suivent à la trace et si on s’arrête, ils siestent en nous attendant… Comme des gardiens.

La vie est belle, tout simplement.

Le 18 novembre au soir, nous partons en bus pour la côte Est, plus exactement à Puerto Madryn, car c’est la saison des baleines franches.

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