LE BOUT DU MONDE

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Jamais ou plutôt très peu souvent, nous nous sommes sentis comme à l’autre bout du monde, mais les terres que nous commençons à fouler ressemblent à l’idée qu’on peut s’en faire... Ici la nature décide de tout et reste obstinément sauvage, le vent de l’océan balaie les grandes plaines arides et inhabitées, les routes sont plates… à perte de vue, comme en Australie. Ah oui, et puis on perd encore des degrés. Mais dans les supermarchés on trouve de tout.

Le 19 novembre, après des énièmes heures dans le bus, y compris une nuit, on change donc totalement de décors. On quitte les chalets, les fleurs et les lacs bleus immenses pour la côte Est, la mer ! Dans un premier temps, on reste pour quelques nuits en Patagonie côtière à Puerto Madryn. Voir la mer, la respirer, c’est comme un bol d’air pur en pleine face, ça ressource.

Puerto Madryn est une ville bien insipide et étant au bord de la mer, n’offre même pas nourriture de la mer spécifique. Car les gens du coin vivent essentiellement du tourisme et pour cause, entre juin et mi-décembre, c’est pour observer les baleines franches australes que tout le monde accourt. Et c’est pour cela que nous sommes là, nous aussi.

On arrive juste après la saison des amours et un miracle de la nature rare peut s’observer à peine à 100 mètres, en se baladant sur la jetée du port, celui des mamans apprenant à leurs baleineaux à flotter dans la baie – on les entend même grogner, faire un « bruit de tubas » en expulsant l’eau, on voit les coquillages incrustés sur leur peau et leur bouche immense et difforme, parfois ils sont accompagnés de band de dauphins. Bon, y’a des choses qu’on n’arrive pas à immortaliser, mais le cadavre d’une baleine échouée sur la plage d’El Doradillo, ça c’est simple.

A notre auberge, la Tosca, on rencontre Ross, Catie et Rémy, avec lesquels nous louons une voiture pour rejoindre le parc national de Punta Tombo. Une petite marche au milieu d’un million de pingouins pour découvrir leur habitat naturel. Les petits viennent de sortir de leurs œufs et on les voit s’agiter tout en pialant sec sous le ventre dodu de leur mère. Un animal fun, surtout quand il marche, voir la vidéo 😉

Puis le 21 novembre, nous entamons le plus grand trajet en bus jamais testé, 26 heures… Pour notre dernier long trajet, on s’est lâché ! Les courts trajets, donc 6 heures de bus, sont accomplis easy… On rejoint donc la Patagonie australe et notre pied à terre juste avant la Terre de feu, El Calafate. Jusqu’au 8 décembre, date de notre vol pour Buenos Aires, on va rayonner d’ici entre les différents parcs nationaux en Argentine et au Chili et les glaciers alentours.

Le 24 novembre, nous partons pour l’exploration du glacier bleu, le Perito Moreno. Seul glacier au monde à avancer chaque jour de 2 mètres. Les effondrements de glace sont donc fréquents pour le plus grand plaisir des visiteurs avec appareil photo intégré.

Depuis peu, nous optons uniquement pour les dortoirs, pas par mesure d’économie, mais afin d’aller jusqu’à l’extrême de l’expérience communautaire. Voyager, ce n’est pas seulement comprendre d’autres peuples, c’est aussi comprendre son voisin de chambrée.

C’est donc à notre auberge I Keu Ken que nous goûtons encore aux fameuses grillades communautaires. Totalement délicieux !

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