PETITE NOUVELLE SUR BUENOS AIRES

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On plane sur la ville de Buenos Aires à la tombée de la nuit, scintillante, construite comme une immense grille et c’est là que nous tournons une page importante, celle des trajets en bus dans la poussière et des escapades dans la nature.

Etrange de retrouver la foule humaine – 14 millions d’habitants, la ville la plus peuplée d’Amérique du Sud, aussi l’une des plus peuplées au monde, et beaucoup de chaleur… Un 9 décembre, à 23 heures, il fait 29 degré ! On range les affaires polaires au fond du sac, pas pour longtemps, car le 23 décembre on rentre en Suisse et selon les prévisions, le 0 degré est assuré.

Notre première auberge de jeunesse « Hostel Suites » se trouve être dans la rue Florida, tout aussi centrée que populaire, ça a mis 1h30 pour faire le check-in à la réception, on aime moyennement, surtout quand on crève la dalle. Et on nous colle un bracelet comme à La Paz, un laisser-passer pour l’entrée, on se croirait « des vingtenaires » prêts à entrer en boîte… Notre dortoir ne paie pas de mine, mais notre colocataire de chambrée pour 2 nuits est bien cool, Stephen un germano-américain, vivant à Sao Paulo au Brésil. Voilà le genre de personnes que l’on croise assez fréquemment. Etre Suisse et vivre en Suisse, c’est assez/tellement banal 😉 Comme il est arrivé plusieurs jours avant nous, il est au courant sur les événements à venir, c’est appréciable car après avoir passé presque 12 mois à tout planifier… ça passe !

Les jeunes brésiliens débarquent par groupe pour sortir en boîte à Buenos Aires, mais c’est une ville qui mérite d’être visitée de jour, malgré sa relative saleté, sa chaleur écrasante, que les climatisations des hauts bâtiments goutent sur les passants et que obligatoirement on marche sur des crottes de chiens dans la rue.

Après notre première nuit, on se rend en matinée à une représentation gratuite de l’académie classique au théâtre Colon, et comme c’est un monument à visiter absolument, on saute sur l’occasion. Une heure dans une atmosphère de velours rouge et de lumière tamisée. Puis le soir, après avoir assisté à la manifestation dans la rue pour la journée des droits de l’Hommes, direction le quartier tout neuf de Puerto Madero pour y déguster un buffet; y’a même des sushis.

On se rend ensuite dans le vieux quartier de San Telmo, mais on a loupé le marché du dimanche et les petites boutiques d’antiquité et de deuxième main sont fermées. La pluie s’abat sur la ville, alors on reste tranquille. Mais le soir, on sort manger un bon morceau de viande dans le centre.

Avec un tour organisé par une étudiante, on se rend un autre jour dans le quartier coloré de la Boca, dit aussi le quartier chaud. Très vite, on quitte le groupe pour visiter plus longtemps et surtout pour se trouver un petit restaurant populaire, proche du stade de la Boca, invisitable celui-là. Les actuels locataires du quartier descendent directement d’immigrés italiens, fans de foot inconditionnels. Dans les rues, il y a quelques démonstrations de tango, mais ça n’intéresse que les vrais touristes.

Puis on change de quartier et d’auberge « On the road », plus chaleureuse, avec terrasse, restaurants et boutiques à proximité dans le district de Palermo, plus classe/cosmopolite, ce qui nous a valu un petit tour en métro, activité sociologique de prédilection. Le dernier jour, on visite le fameux cimetière de la Recoleta et ses cryptes de marbre renfermant les dépouilles de personnages célèbres, telle Evita.

Heureusement que la ville compte un tas d’églises fraîches et de parcs avec des arbres pour un peu d’ombre, également une multitude de magasins, car on doit un peu penser aux cadeaux de retour, plutôt de Noël… Quoi ?! Vous pensiez qu’on allait revenir avec une hôte remplie de souvenirs, en plus de nos 2 sacs de 18 kilos chacun qu’on a trimbalé durant une année ?! Faut pas croire au père Noël pardi…

Surtout qu’ici, le papa Noël se ramène avec des sortes de mamans Noël en « schlapp » à paillettes et en jupettes (très) courtes 😉 En Amérique du Sud, l’esprit de Noël n’est pas aussi présent qu’en Europe, mais y’a quand même un chouillat de guirlandes ça et là et un sapin immense dans les grands centres commerciaux. Mais ça ne compte pas vraiment s’il n’y a pas de neige… On pense vivre un contraste encore plus grand au Brésil, on verra bien, on y sera du 16 au 22 décembre.

Mais avant ça, on s’envole le 14 décembre pour les fabuleuses chutes d’eau d’Iguazu, côté argentin d’abord, puis côté brésilien.

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